Ah les shonens ! Parmi les dizaines de mangas pour garçons, difficile de sortir du lot et de se démarquer des codes, des personnages stéréotypés ou de la surenchère d’action. Loin de s’en détacher totalement, eyeshield 21 fait partie de ces mangas qui finissent par devenir attachants, exaltants et réussissent leur pari : tenir en haleine le lecteur. Pour moi, c’est mon coup de coeur du moment.
Eyeshield 21 tourne autour du football américain. Bon déjà je n’y connais rien à ce sport qui m’a toujours paru trop statique et trop compliqué à suivre. Mais après tout, j’avais bien appris les rudiments du baseball en lisant le manga Rookies (que je critiquerai une autre fois!), alors pourquoi pas !
Le héros de ce manga se nomme Sena Kobayakawa. Un jeune comme on les aime dans les shonen : chétif, souffre-douleur des ptites frappes, il n’a pas grand chose pour lui. Sauf qu’à force de se faire persécuter, il est devenu un fuyard de première. A tel point qu’il est capable de courir à une vitesse totalement irréelle. Il n’en faut pas plus pour qu’Hiruma, responsable du club de football américain, le repère et le force à rejoindre son équipe de… 3 membres.. (Hiruma est comme le diable incarné). Mais léger hic, Sena a une protectrice en la personne de Mamori, une amie d’enfance qui le couve comme une mère. Pour que celle-ci n’empêche pas Sena de jouer, Hiruma fera porter à Sena un casque à visière, l’eyeshield, qui lui permettra de cacher sa réelle identité. Et le voilà propulsé running back de Deimon Devil Bats.
Le manga nous permet de suivre cette équipe qui va peu à peu trouver de nouveaux membres, tous plus folklos les uns que les autres. Et ce, dans un seul but : parvenir à remporter le christmas bowl, le tournoi universitaire de football américain. Ceci ne sera pas facile car de nombreuses équipes toutes aussi délirantes mais beaucoup plus entraînées seront prêtes à tout pour les en empêcher.
J’avais des doutes en commençant la lecture d’eyeshield. J’avais peur du manque d’originalité et le style graphique ne me séduisait pas tant que cela. Et puis, je me suis laissé complètement prendre au jeu. Les personnages deviennent vraiment attachants dans leur entêtement à progresser et on a envie de les aider à former une équipe qui tient la route ! Et puis la succession des rencontres avec des équipes comme les Ojo White Knights, les Taiyô Sphinx ou les NASA Aliens est très prenante. L’intensité des matchs est par ailleurs renforcée par les représentations des “coups spéciaux” des stars de chacune des équipes. On regrettera juste l’inconsistance des personnages féminins … Mais après tout, c’est d’un manga de football americain dont on parle ici




1 réponse jusqu'à présent ↓
Eyeshield tome 21 – Riichirō Inagaki & Yūsuke Murata « Je Lis, Tu Lis, Il Lit // 13 septembre 2009 à 10:05
[...] L’avis de Kikobun [...]